Pixies, The Glorious Sons, Kurt Vile and the Violators, Corridor et Princesses au FEQ – Retour en images

Huitième soirée du FEQ, et contre toute attente, c’est sous un beau ciel ensoleillé que la soirée s’est amorcée, malgré des prévisions orageuses qui laissaient présager le pire. Il fallait en profiter pendant que ça durait… car la pluie allait finir par se pointer au mauvais moment. Mais d’abord, retour sur une belle montée en intensité à la Place George-V, entre rock incisif, indie planant et performances inclassables.

 

Princesses – Scène Loto-Québec

C’est devant une petite foule que le trio Princesses a lancé la soirée avec enthousiasme. Malgré un début tranquille côté affluence, l’énergie était bien présente sur scène. Flavie Léger-Roy et ses comparses ont livré une série de chansons rock teintées d’humour et de sarcasme, parfois lourdes, toujours rafraîchissantes. Et entre deux morceaux, le cri du cœur : « Vive les clits! » — une manière comme une autre de mettre la table pour un spectacle aussi engagé que décomplexé. Un groupe à l’attitude franche et à l’avenir prometteur.

 

Corridor – Scène SiriusXM

Avec un public déjà plus nombreux, Corridor a offert un set indie-rock solide et lumineux, heureux de jouer sous un ciel encore clément. Le quintette montréalais a su séduire les festivaliers avec ses riffs ciselés et ses compositions aux structures parfois imprévisibles, puisant dans leur récent album Mimi. Une prestation tout en subtilité, à la fois accessible et aventureuse. Un beau moment de douceur électrique avant la suite plus musclée de la soirée.

 

Kurt Vile and the Violators – Scène Loto-Québec

Quand Kurt Vile est arrivé sur scène, l’ambiance s’était faite plus grise — dans le ciel comme dans l’énergie. Fidèle à sa nonchalance légendaire, l’artiste américain a livré une performance introspective, entre rock contemplatif et folk psychédélique, évoquant parfois Neil Young. Un peu lent pour l’ambiance de festival du jeudi soir, mais les amateurs de son univers planant y ont trouvé leur compte.

 

The Glorious Sons – Scène SiriusXM

Changement de vibe avec The Glorious Sons, qui ont immédiatement insufflé une bonne dose de vitalité à la soirée. Leurs hymnes rock bien assumés, portés par la voix rugueuse de Brett Emmons, ont redonné du tonus au site. Sans flafla, mais avec sincérité, le groupe ontarien a rallié la foule autour de son répertoire solide. Un segment efficace et rassembleur qui a préparé le terrain pour l’orage final…

 

 

Pixies – Scène Loto-Québec

…Et c’est au moment même où les Pixies ont foulé la scène que la pluie s’est mise à tomber. Battante. Mais est-ce que ça a dérangé qui que ce soit? Pas vraiment. Le mythique groupe de Boston a livré une performance impeccable, stoïque, fidèle à sa réputation. Peu d’interventions entre les chansons, mais un enchaînement sans temps mort de classiques (Where Is My Mind?, Gouge Away, Here Comes Your Man, Monkey Gone to Heaven) et de nouvelles pièces tirées de leur plus récent album. Le public, mouillé mais ravi, est resté jusqu’au bout. Un moment intense, presque cinématographique. Comme quoi, même après toutes ces années, les Pixies savent toujours comment créer la tempête — au propre comme au figuré.