VioleTT Pi, Alix Fernz et Angine de Poitrine au FEQ – Retour en images

Pour cette sixième soirée du FEQ, on a troqué les Plaines pour un détour à la Scène Crave, nichée à la Place D’Youville, et franchement, c’était un excellent choix. Sous un soleil enfin radieux — probablement la plus belle journée depuis le début du festival —, la foule s’était rassemblée en bon nombre pour une programmation locale aussi étrange qu’électrisante. Une soirée où l’audace musicale, la théâtralité et l’intensité étaient au rendez-vous.

 

Angine de Poitrine – Scène Crave

Mystérieux, intrigants, et complètement fascinants. Voilà comment résumer Angine de Poitrine, qui a ouvert la soirée avec un concert aussi étrange que captivant. Le duo masqué a livré une performance chirurgicale où les riffs de guitare/basse s’enchevêtrent en boucles syncopées pour créer des montées d’intensité décoiffantes. Peu de mots entre les chansons, mais une communication étrange avec le public à travers un triangle formé avec les mains — rapidement adopté par la foule. Une proposition à la fois brute et sophistiquée, qui a provoqué un enthousiasme général. Un des meilleurs spectacle de ce FEQ jusqu’à maintenant.

 

Alix Fernz – Scène Crave

Avec son attitude désinvolte et son esthétique trash-glam bien assumée, Alix Fernz a pris la scène avec une confiance certaine. Voix transformée, guitares abrasives, segments lo-fi et refrains éclatés : sa musique explore toutes les nervosités du post-punk moderne. Tantôt dansante, tantôt grinçante, sa prestation était aussi intense que réfléchie. Le look, l’attitude, l’énergie : tout est là pour faire de lui une figure de l’avant-garde locale. Un artiste qui joue avec les codes, les détourne et les explose — le tout avec une authenticité indéniable.

 

VioleTT Pi – Scène Crave

C’était le clou de la soirée. VioleTT Pi, en mode festival, ça donne quoi? Une explosion sonore, visuelle, poétique et viscérale. Le public chantait fort, très fort. L’énergie débordait sur la Place D’Youville, transformée en piste de danse anarchique. Avec son album Baloney Suicide comme colonne vertébrale du concert, Karl Gagnon a livré un spectacle dense, décousu (dans le bon sens du terme) et totalement captivant. Mélange de punk, de rock, de théâtre et de réflexion, VioleTT Pi ne laisse jamais indifférent. C’est brut, c’est beau, c’est tout ce qu’on aime dans un show où la folie douce se mêle à la virtuosité.