Testament, Municipal Waste, B.A.R.F., Basterds et Chaos Wasteland au FEQ – Retour en images

 

Pour notre troisième journée au Festival d’été de Québec, nous avons eu envie de faire un peu différemment. Plutôt que de nous installer rapidement devant une seule scène, nous sommes arrivés tôt en après-midi avec l’idée de butiner d’un site à l’autre, de visiter les installations, de découvrir les différentes scènes et de nous imprégner de cette ambiance de grand festival qui transforme une partie de Québec en immense terrain de jeu musical.

La journée s’y prêtait parfaitement. Le soleil était au rendez-vous, les propositions musicales étaient nombreuses et les choix devenaient presque impossibles à faire. Nous avons donc profité de l’après-midi pour marcher sur Grande Allée, observer les activations des différents commanditaires, casser la croûte dans quelques concessions alimentaires, prendre un verre ici et là et jouer un peu aux touristes dans une ville que l’on connaît pourtant très bien, mais que l’on prend parfois un peu trop pour acquise.

Sur notre route, nous avons même eu droit à un avant-goût des spectacles de Margaret Tracteur et La Patente, qui effectuaient leurs tests de son à la place de l’Assemblée-Nationale. Sachant que nous n’aurions peut-être pas l’occasion de revenir les voir plus tard en soirée, nous en avons profité pour prendre quelques photos et poursuivre notre exploration du site.

Notre collaboratrice Julie, de son côté, a aussi fait un détour par la scène Crave pour assister à une partie de l’excellente prestation de zza, un trio jazz de Québec qui a visiblement impressionné plusieurs festivaliers. Plus tard, elle est également allée prendre le pouls de l’ambiance sur les Plaines, où Luis Fonsi proposait une soirée aux couleurs plus latines.

De notre côté, c’est toutefois à la place George-V que nous avons finalement posé nos valises pour la fin de la journée. Le FEQ y proposait une solide soirée de musique lourde avec Chaos Wasteland, Basterds, B.A.R.F., Municipal Waste et Testament. Une affiche taillée sur mesure pour les amateurs de thrash, de hardcore et de metalcore, qui ont certainement trouvé de quoi se faire plaisir.

Chaos Wasteland – Scène Loto-Québec

La soirée métal s’est amorcée avec Chaos Wasteland, formation mauricienne de thrash metal chaotic/crossover fondée en 2019. Avec leurs masques et leurs costumes aussi amusants que photogéniques, les musiciens ont immédiatement donné le ton à cette portion plus abrasive de notre journée.

Le groupe a livré une prestation énergique et visuellement très efficace. Il y avait quelque chose de théâtral dans leur façon d’occuper la scène, sans que cela prenne le dessus sur la musique. Un bon premier coup de semonce pour lancer cette séquence lourde à la place George-V.

 

Basterds – Scène SiriusXM

La suite s’est transportée du côté de la scène SiriusXM avec Basterds, qui arrivait avec une proposition beaucoup plus metalcore. Le groupe québécois a livré une prestation pesante, intense et surtout très forte en volume. Disons que les bouchons étaient loin d’être un luxe pour passer à travers cette portion de la soirée.

Basterds possède cette énergie très physique propre au metalcore moderne. Les riffs frappaient dur, la rythmique avançait avec beaucoup de puissance et le groupe semblait parfaitement à l’aise dans ce contexte. Une prestation efficace, directe, sans détour.

 

B.A.R.F. – Scène Loto-Québec

Retour ensuite à la scène Loto-Québec pour B.A.R.F., véritable pionnier de la scène metal hardcore francophone au Québec. Le groupe célèbre cette année ses 40 ans d’existence, et cette longue route parcourue ne semblait certainement pas avoir ralenti ses membres.

La formation montréalaise a offert l’une des prestations les plus convaincantes de la soirée. Avec son mélange de hardcore, de metal et d’attitude frontale, B.A.R.F. a rappelé pourquoi il demeure un nom aussi important dans l’histoire de la musique lourde québécoise.

Il y avait quelque chose de particulièrement réjouissant à voir un groupe avec autant de métier monter sur scène avec encore autant d’aplomb. Le son était massif, l’exécution solide et l’accueil du public très chaleureux. Un des très bons moments de la journée.

 

Municipal Waste – Scène SiriusXM

Si la soirée avait déjà été bien servie en décibels, Municipal Waste est venu ajouter une dose de chaos festif particulièrement réjouissante. Le groupe de Richmond possède cette rare capacité de sonner extrêmement lourd tout en gardant un esprit de party totalement assumé.

Le thrash du quintette américain est rapide, mordant, mais aussi profondément amusant. Rien ne semble trop sérieux, sauf l’efficacité des riffs et l’énergie déployée sur scène. Le public a rapidement embarqué dans le délire et la prestation a pris des airs de grande fête bruyante et désordonnée.

Le moment le plus mémorable est probablement survenu lorsqu’un bac de récupération s’est retrouvé en bodysurfing au-dessus de la foule. Difficile de faire plus concept pour un groupe nommé Municipal Waste. C’était absurde, parfaitement approprié et surtout très drôle.

Entre les sourires, les circle pits et les riffs expédiés à pleine vitesse, Municipal Waste a livré une prestation mémorable, possiblement la plus divertissante de cette soirée métal.

 

Testament – Scène Loto-Québec

La soirée s’est conclue avec Testament, groupe légendaire du thrash metal américain et figure incontournable de la scène de la Bay Area. Après plusieurs heures de musique lourde, le public de la place George-V était encore bien présent pour accueillir ces vétérans avec une chaleur manifeste.

Et il faut le dire : c’était assez impressionnant de voir Testament livrer une prestation avec autant d’énergie. Les musiciens n’en sont évidemment pas à leurs premières armes, et ce métier se ressentait dans chaque détail du spectacle. Rien ne semblait laissé au hasard. Tout était précis, solide et porté par une expérience que peu de groupes peuvent réellement revendiquer.

Malgré les années, Testament conserve une force de frappe redoutable. Les riffs demeuraient tranchants, la section rythmique avançait avec autorité et la voix de Chuck Billy imposait toujours cette présence massive qui a marqué l’histoire du thrash metal.

Le groupe a semblé sincèrement touché par l’accueil du public québécois. On sentait une belle reconnaissance sur scène, mais aussi beaucoup de respect dans la foule pour ces musiciens qui continuent de défendre leur répertoire avec conviction.

Après une journée passée à circuler d’un site à l’autre, à découvrir différentes ambiances et à profiter pleinement de la ville, cette conclusion métallique à la place George-V avait quelque chose de particulièrement satisfaisant. Pour les amateurs de musique lourde, cette troisième journée du FEQ aura certainement été une réussite complète.

 

Avant de refermer cette troisième journée du FEQ, voici aussi quelques images captées au fil de notre promenade sur les différents sites du festival. Entre les festivaliers croisés en après-midi, les installations déployées un peu partout autour de Grande Allée et quelques moments volés lors des tests de son de La Patente et Margaret Tracteur à la place de l’Assemblée-Nationale, ces photos témoignent aussi de cette ambiance particulière qui s’installe dans Québec dès que le Festival d’été prend possession de la ville.

 

 

Photos par François Valenti