Les meilleurs albums de 2025 – Artistes féminines anglophones

TOP 20 – Artistes féminines anglophones

On poursuit aujourd’hui la grande récapitulation musicale de l’année 2025 avec la catégorie des artistes féminines anglophones. Si l’on parle encore beaucoup de parité et de représentation des femmes dans l’industrie musicale, force est de constater qu’en matière de qualité et de diversité, cette catégorie ne manque absolument pas de choix. Sur caissedeson.com, cette réalité se confirme année après année, et 2025 ne fait pas exception.

Encore une fois, le nombre de sorties marquantes est tel qu’on aurait très facilement pu pousser l’exercice jusqu’à un top 40, tant les propositions intéressantes ont été nombreuses, riches et variées. À l’inverse, et on y reviendra dans le palmarès de demain, la catégorie des artistes masculins anglophones s’est montrée un peu moins foisonnante cette année.

Bref, 2025 aura été une excellente année sur disque pour les femmes de la musique, avec des albums forts, personnels et souvent audacieux signés S.G. Goodman, Joy Crookes, Hayley Williams, Lorde, Heartworms, Sharon Van Etten, Kathryn Joseph, Indigo De Souza, CMAT, Daughter Of Swords, Luvcat, Anna von Hausswolff, Florence + The Machine, Olivia Dean, et plusieurs autres. Une sélection qui témoigne non seulement de la vitalité de cette scène, mais aussi de sa capacité à se renouveler et à repousser ses propres limites.

Voici notre Top 20 des albums féminins anglophones :

#1 – S.G. Goodman – Planting By The Signs

Origine : États-Unis

Genre : Alt-Country / Americana

Sortie : 20 juin

S.G. Goodman – Planting By The Signs

On aime : la puissance émotionnelle et la sincérité brute qui se dégagent de Planting By The Signs, un album profondément ancré dans l’expérience humaine, la perte et la résilience. La voix de S.G. Goodman est ici plus habitée que jamais, à la fois prenante, vulnérable et chargée d’une intensité qui capte immédiatement l’attention. On sent que cet album est né d’une période charnière : des années de tournée épuisantes, des deuils marquants, des ruptures personnelles et professionnelles, suivies d’un nécessaire retour aux sources dans le Kentucky natal de l’artiste. Inspirée par une sagesse ancestrale des Appalaches — celle de « planter selon les signes », en fonction des cycles lunaires et naturels — Goodman bâtit un disque qui parle de ralentir, d’observer et de se reconnecter à ce qui nous entoure. Musicalement, l’album brille par sa capacité à juxtaposer un folk dépouillé et introspectif à des élans de rock ’n’ roll plus rugueux, portés par des guitares carillonnantes, des atmosphères parfois éthérées et une esthétique résolument artisanale. Planting By The Signs s’impose non seulement comme le meilleur album de S.G. Goodman à ce jour, mais aussi comme l’un des projets les plus forts et cohérents de l’année en Americana, rappelant que l’avancement passe souvent par l’écoute, la transmission et le respect du monde naturel.

Top titres : Satellite, Fire Sign, Solitaire, Nature’s Child, I’m in Love…

Recommandé si vous appréciez : Lucinda Williams, Jason Isbell, Brandi Carlile, Margo Price, Waxahatchee, Kathleen Edwards, Gillian Welch…

#2 – Joy Crookes – Juniper

Origine : Angleterre

Genre : Neo-Soul / R&B / Pop-Rock

Sortie : 19 septembre

Joy Crookes – Juniper

On aime : la maturité impressionnante et l’assurance vocale dont fait preuve Joy Crookes sur Juniper, un album à la fois moderne et profondément ancré dans une grande tradition soul. Dès les premières écoutes, les comparaisons avec Amy Winehouse s’imposent presque naturellement, tant par le timbre que par l’attitude, mais Juniper révèle rapidement une palette beaucoup plus large. La chanteuse puise aussi dans l’héritage de figures comme Ella Fitzgerald et Nina Simone, autant dans l’interprétation que dans la façon de porter des chansons chargées d’émotion et de caractère. On aime particulièrement cette production élégante, où des arrangements contemporains côtoient des envolées orchestrales plus nostalgiques, donnant à l’album une profondeur et une richesse sonore constantes. Sans jamais tomber dans les clichés de la pop actuelle ni dans la facilité du néo-soul formaté, Joy Crookes parvient à livrer un disque accessible, sincère et ambitieux, où chaque chanson semble soigneusement pensée. Juniper confirme qu’elle est bien plus qu’une simple héritière : c’est une artiste affirmée, capable de conjuguer héritage, modernité et sensibilité personnelle avec une étonnante justesse.

Top titres : Pass the Salt, Perfect Crime, I Know You’d Kill, Carmen

Recommandé si vous appréciez : Amy Winehouse, Celeste, Arlo Parks, Shirley Bassey, Charlotte Day Wilson, Jorja Smith, Cleo Sol, Lianne La Havas, Raye…

#3 – Lorde – Virgin

Origine : Nouvelle-Zélande

Genre : Alt-Pop / Indietronica / Electropop

Sortie : 27 juin

Lorde – Virgin

On aime : la justesse de l’écriture et la charge émotionnelle qui traversent chacune des chansons de Virgin, un album frontal, intime et profondément incarné. Après l’échappée solaire et idéalisée de Solar Power, Lorde propose ici un retour brutal à quelque chose de beaucoup plus viscéral, ancré dans le corps, les sensations et les contradictions. L’album agit comme un autoportrait sans filtre, où l’artiste se présente telle qu’elle est à 28 ans, débarrassée des attentes et des projections extérieures. On aime cette écriture franche, parfois inconfortable, qui aborde la féminité, la célébrité, le désir d’approbation et la perte d’innocence avec une lucidité désarmante. Musicalement, Virgin se distingue par des basses pulsantes, des textures électroniques plus abrasives et une production nerveuse, coproduite avec Jim-E Stack, qui tranche radicalement avec ses précédents travaux. Les chansons oscillent entre introspection et tension physique, transformant des scènes du quotidien — errances nocturnes, relations familiales, remises en question identitaires — en moments de vérité saisissants. Virgin est un album dense, courageux et profondément humain, qui confirme Lorde comme une artiste capable de se réinventer sans compromis, en faisant de sa vulnérabilité une force créative.

Top titres : Man Of The Year, What Was That, Current Affairs, Favourite Daughter, David

Recommandé si vous appréciez : Lykke Li, Grimes, St. Vincent, Billie Eilish, Mitski, FKA twigs, Austra, Purity Ring…

#4 – Sharon Van Etten – Sharon Van Etten & The Attachment Theory

Origine : États-Unis

Genre : Indie Rock / New Wave / Post-Punk

Sortie : 7 février

Sharon Van Etten – Sharon Van Etten & The Attachment Theory

On aime : la profondeur émotionnelle et la nouvelle liberté sonore que Sharon Van Etten explore sur Sharon Van Etten & The Attachment Theory, un album qui marque un véritable tournant dans sa discographie. Pour la première fois, l’écriture et l’enregistrement se sont faits en totale collaboration avec son groupe, un choix qui se ressent immédiatement dans la richesse des arrangements et l’ampleur du son. On aime particulièrement les lignes de basse teintées de chorus, qui apportent une texture new wave élégante et enveloppante, ainsi que cette voix toujours aussi pure et habitée, mise entièrement au service de l’émotion. L’album réussit à trouver un équilibre subtil entre une certaine obscurité sonore et une lumière qui perce derrière chacune des chansons, donnant à l’ensemble une atmosphère à la fois dense et profondément humaine. Les thèmes restent familiers — l’amour, le besoin d’être aimé, les relations et l’acceptation de soi — mais ils sont abordés avec une maturité et une ouverture renouvelées. Sharon Van Etten & The Attachment Theory est un album qui se révèle pleinement avec le temps, demandant quelques écoutes pour en saisir toutes les nuances, et qui confirme Sharon Van Etten comme une artiste en constante évolution, capable de se réinventer sans jamais perdre son intensité émotionnelle.

Top titres : Afterlife, I Can’t Imagine (Why You Feel This Way), Somethin’ Ain’t Right, Southern Life, Idiot Box, I Want You Here

Recommandé si vous appréciez : The National, PJ Harvey, Savages, Alvvays, Angel Olsen, Warpaint, Courtney Barnett, Mitski, Cat Power, St. Vincent…

#5 – Hayley Williams – Ego Death At A Bachelorette Party

Origine : États-Unis

Genre : Indie Rock / Alt-Pop / Pop Rock

Sortie : 29 août

Hayley Williams – Ego Death At A Bachelorette Party

On aime : la liberté créative totale que s’accorde Hayley Williams sur Ego Death At A Bachelorette Party, un album qui s’éloigne encore davantage des codes attendus pour explorer un terrain plus personnel, parfois inconfortable, mais toujours assumé. Loin d’un simple projet parallèle à Paramore, ce disque s’impose comme une œuvre introspective et nuancée, où l’artiste déconstruit ses relations, son identité et ses contradictions avec une honnêteté désarmante. On aime cette écriture sans filtre, souvent ironique, parfois mordante, qui transforme des moments banals ou absurdes en réflexions existentielles plus larges. Musicalement, l’album navigue entre indie rock nerveux, pop alternative texturée et élans plus expérimentaux, avec des arrangements qui privilégient l’émotion et l’instinct plutôt que la perfection. Williams joue avec les dynamiques, les silences et les ruptures de ton, donnant à l’album un caractère imprévisible et vivant. Ego Death At A Bachelorette Party est un disque courageux, mature et profondément humain, qui confirme Hayley Williams comme une artiste solo pleinement épanouie, capable de transformer ses vulnérabilités en force créative.

Top titres : Ice in My OJ, Love Me Different, Brotherly Hate, Parachute, Ego Death At A Bachelorette Party, Mirtazapine

Recommandé si vous appréciez : Phoebe Bridgers, St. Vincent, Mitski, Soccer Mommy, Japanese Breakfast, Lorde, Julien Baker…

 

Voici plus bas les positions 6 à 20 de notre palmarès des meilleurs albums féminins anglophones de 2025 :

 

Autres mentions honorables:

Dev Lemons – Surface Tension

Celeste – Woman Of Faces

Juliana Hatfield – Lightning Might Strike

Saya Gray – Saya

Lady Gaga – Mayhem

Madi Diaz – Fatal Optimist

Blondshell – If You Asked For A Picture      

Lily Allen – West End Girl

Yeule – Evangelic Girl Is A Gun

Frankie Cosmos – Different Talking

Natalie Bergman – My Home Is Not In This World

Ethel Cain – Willoughby Tucker, I’ll Always Love You

Sabrina Carpenter – Man’s Best Friend

Taylor Swift – The Life of a Showgirl

 

 

Aussi disponible dans la grande revue de l’année 2025 :

Les meilleurs albums de Noël de 2025

 

À venir dans les prochains jours dans la série des albums de l’année :

Les meilleurs albums de 2025 – Artistes masculins anglophones    (18 DÉCEMBRE)

Les meilleurs albums de 2025 – Groupes anglophones (Internationaux) (19 DÉCEMBRE)

Les meilleurs albums de 2025 – Groupes anglophones (Made in Canada) (20 DÉCEMBRE)

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