Critique : Orelsan – La Fuite En Avant

Orelsan – La Fuite En Avant

Origine : France

Genre : Hip Hop / Pop Rap

Sortie : 7 novembre

Orelsan – La Fuite En Avant

On aime : la cohérence narrative et la prise de risque conceptuelle, même si l’album demande un réel investissement de la part de l’auditeur. La Fuite en avant ne se livre pas immédiatement : les premières écoutes peuvent sembler étonnamment tièdes, voire déroutantes, surtout pour les fans qui s’attendent à une suite directe et frontale de ses succès précédents. Mais en comprenant le cadre du projet — étroitement lié au film Yoroï, coécrit par Orelsan — l’album gagne en profondeur. La première moitié contient peu de pièces réellement marquantes, mais le disque prend progressivement de l’ampleur, laissant émerger une seconde partie beaucoup plus forte, émotionnelle et en phase avec le talent du rappeur.

Réalisé aux côtés de Skread, Phazz et Eddie Purple, l’album mise davantage sur l’introspection, les doutes et la remise en question que sur l’efficacité immédiate. Les collaborations — Thomas Bangalter, SDM, Yamê, Fifty Fifty et Lilas — ajoutent des textures variées sans voler la vedette au propos central. Teinté d’humour, de mélancolie et d’un certain désenchantement, La Fuite en avant est un album imparfait mais sincère, qui risque de diviser, mais qui récompense les auditeurs prêts à dépasser leurs attentes initiales.

Top titres : Sama, La petite voix, Boss, Yoroï, Soleil levant, Osaka…

Recommandé si vous appréciez : Gaël Faye, Disiz, Lomepal, Georgio, Alpha Wann, Damso (période introspective), Nekfeu