Troisième soirée du FEQ 2025, et disons que Dame nature a voulu tester la résilience des festivaliers. C’est sous une pluie persistante — débutée pile au moment où Julyan montait sur scène, et terminée à la fin du spectacle de Remi Wolf — que la soirée s’est déroulée sur les Plaines d’Abraham. Heureusement, l’énergie des artistes et de la foule a su faire oublier les caprices du ciel.
Malgré cette météo moins clémente et une deuxième journée de grève du transport en commun, l’accès aux sites est resté assez fluide, surtout pour ceux qui sont arrivés tôt. Le site Bell s’est rempli rapidement du côté de l’admission générale, bien que les zones VIP semblaient un peu plus dégarnies qu’à l’habitude.
Julyan – Scène Bell
C’est Julyan qui a lancé la soirée avec une pop lumineuse, aux refrains accrocheurs et aux mélodies entraînantes. Même si la pluie a joué les trouble-fête dès les premières notes, l’artiste québécois a offert une prestation divertissante et bien livrée, posant un ton chaleureux malgré les gouttes. Sa proposition accessible et sincère a su capter l’attention d’un public qui se densifiait peu à peu.
Remi Wolf – Scène Bell
La californienne Remi Wolf a ensuite mis le feu aux Plaines — sous la pluie, mais dans la bonne humeur générale. L’entrée en matière a été explosive avec Cinderella, Pitiful et Hello Hello, livrées avec une intensité débordante. Sa voix puissante, agrémentée d’effets bien dosés, apportait une couleur unique à chacune de ses chansons. Le groupe qui l’accompagnait vibrait de groove, et au milieu du concert, elle a surpris tout le monde avec une reprise aussi audacieuse qu’originale de Dreams de Fleetwood Mac. Un clin d’œil bien senti qui s’est parfaitement intégré à son univers éclaté. Le reste de la prestation a continué de monter en intensité, enchaînant les moments forts jusqu’à la toute fin. Une prestation éclectique, festive et électrisante qui a réchauffé l’atmosphère détrempée.
Benson Boone – Scène Bell
Puis, comme par magie, la pluie s’est arrêtée quelques minutes avant l’arrivée sur scène de Benson Boone, accueilli par une foule assez nombreuse sur les Plaines d’Abraham. Il faut dire que la jeune star pop était attendue de pied ferme par un public fébrile, majoritairement adolescent, dont plusieurs étaient là depuis l’après-midi pour s’assurer une bonne place. Et l’euphorie était palpable. Dès les premières notes, la sonorisation impeccable et la voix puissante de Boone ont mis la table pour un concert bien huilé, livré avec aisance et générosité. Très expressif, le chanteur a multiplié les interactions avec la foule, s’adressant souvent au public québécois avec chaleur et quelques mots en français. Sans surprise, il a ponctué sa performance de ses fameux backflips — l’un de ses trademarks — déjà mentionnés en clin d’œil plus tôt par Remi Wolf.
Boone a enchaîné les moments forts avec des titres comme Someone Else, Coffee Cake, Slow It Down, Momma Song et évidemment Beautiful Things, repris en chœur par une foule littéralement en transe. Malgré son jeune âge, il s’est montré à l’aise, charismatique, et très en contrôle de son spectacle. Une pop très efficace, à la fois grand public et émotionnelle, livrée avec une intensité contagieuse. Une prestation dynamique, rythmée et parfaitement calibrée, une finale à la hauteur des attentes pour clore cette soirée humide sur une note euphorique sur les Plaines.
Photos par François Valenti et Sylvain Pereira
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